De l’intimité des vestiaires de St Pée aux tribunes de Blagnac

Écrit par Fabrice Borowczyk le . Publié dans Magazine

logo fcorugbyLes spectateurs du stade de St Pée la connaissent

et la reprennent en chœur avant chaque coup d’envoi de leurs joueurs préférés à St Pée. Pourtant la chanson du FCO est longtemps restée « cachée » aux fins fonds des vestiaires oloronais. Bien « cachée » même, dans l’intimité des rugbymen oloronais. Jusqu’à ce jour d’automne 2010, où, revenant d’un déplacement où ils étaient partis commenter un match du FCO pour Radio Oloron, Eric Dugauguez et André Coig se sont lancé le défi : « et si on enregistrait une version de la chanson du FCO pour la faire diffuser au stade avant les matches ? ». Il n’en faut pas plus pour les deux protagonistes pour fédérer autour d’eux une petite « armée » de passionnés, aussi bien d’ovalie que de musique. Très vite, un groupe d’une dizaine de braves se forme... Parmi eux : Adrien Bugat, Laurent Pédelaborde, Patrick et Julien Martine, Roger Gracia ainsi que sa fille Claire, elle-même accompagnée de sa guitare. Le studio d’enregistrement est évidemment trouvé sans problème : la sortie des sous-sols de l’hymne du Fécéo se fera dans les studios de Radio Oloron avec comme maître d’œuvre : Fabrice Giannerini. Toute l’équipe se met au travail, pour le plus grand plaisir des deux protagonistes : « Jusqu’alors, la chanson ne se transmettait qu’entre joueurs formés à Oloron, et c’était complètement informel, là, on a voulu l’offrir à tous les Oloronais », raconte Dédé Coig. Les réunions se multiplient dans le studio de Radio Oloron : « on a essayé plusieurs versions, une avec des voix féminines, une autre sans elles, on a même enregistré une version 100 % musicale », raconte le « roc d’Escot ». Du coup, la bande de copains ne veut pas en rester là, et envisage même d’enregistrer tout un CD...mais l’affaire tourne court : « on était parti pour faire un CD de 12 titres, on a dû en faire 5 ou 6 puis on a abandonné » s’amuse encore l’ex pilier du Fécéo. Qu’importe l’essentiel est là, l’hymne du Fécéo autrefois complètement informel est sorti des vestiaires et Patrick Enoui peut le lancer à la sono du stade avant l’entrée des joueurs locaux à chaque match dès le mois de janvier 2011. Aujourd’hui, le speaker a changé. Francis Gentillet a succédé à Patrick Enoui au micro du stade de St Pée, mais l’hymne retentit toujours. Au fur et à mesure des années, le public se l’ai approprié et le chante, non seulement lorsque l’air est diffusé sur les hauts parleurs du stade, mais aussi durant le match « a capella ». Et après être sorti des vestiaires pour résonner dans tout ST Pée, l’hymne a poursuivi sa route, inarrêtable, tel un groupé pénétrant des joueurs Haut-Béarnais.... Le 3 juin 2018, sous l’impulsion d’un Léo Martrenchard, parfait chauffeur de foule, il a même résonné dans les tribunes du stade Ernest Argelès à Blagnac à l’issue de la qualification émérite des Oloronais pour les ½ finales du Jean-Prat.... En attendant de retentir encore et encore à La Teste de Buch le 17 juin et plus loin encore lors de la finale du 23 juin ? Qui sait...après tout l’hymne du FCO est comme son équipe.... Inarrêtable !

Fabrice Borowczyk

Léo Martrenchard fait entonner l’hymne du FCO à la tribune du SC Blagnac :

Ci-après les paroles de la chanson du FCO :

Sous le ciel d’Oloron
L’air est si pur, si bon,
Que chaque fils du gave
A l’étoffe d’un champion (bis)
Tout sport a ses amis
Mais les grands, les petits,
Les plus fous, les plus braves,
Sont piqués de rugby (bis)
Et face aux Pyrénées
Le stade de Saint Pée
Est le cadre rêvé
Pour nos luttes acharnées

Voilà l’équipe oloronaise
Qui descend des Pyrénées
Pour conquérir des trophées
Malgré sa fougue béarnaise
C’est toujours sportivement
Qu’elle se défend
Nous sommes les fils de la montagne,
Au cœur solide, au bras nerveux, au bras nerveux,
Et que l’on perde ou que l’on gagne
On peut se vanter bien haut
D’appartenir au FCO
F-C-O !

De rapides avants
Et des trois-quarts perçants
Des demis qui s’expliquent
Un arrière épatant (bis)
Le mot d’ordre est gaieté
Nous savons tous chanter
Il règne dans l’équipe
La plus franche amitié (bis)
Et la partie finie
Avec leurs p’tites amies
Basques et Béarnais
Marquent encore des essais

Voilà l’équipe oloronaise
Qui descend des Pyrénées
Pour conquérir des trophées
Malgré sa fougue béarnaise
C’est toujours sportivement
Qu’elle se défend
Nous sommes les fils de la montagne,
Au cœur solide, au bras nerveux, au bras nerveux,
Et que l’on perde ou que l’on gagne
On peut se vanter bien haut
D’appartenir au FCO
F-C-O !

Un jour des matraqueurs
Voulûmes nous faire peur
Mais malgré leurs caresses
Nous sortîmes vainqueurs (bis)
Furieux d’être battus
Ces tristes individus
Jetèrent dans la presse
Sur nous des détritus (bis)
On dit s’en émouvoir
Vaut mieux laisser pleuvoir
La merde du vaincu
N’a james pourtat bounur

Voilà l’équipe oloronaise
Qui descend des Pyrénées
Pour conquérir des trophées
Malgré sa fougue béarnaise
C’est toujours sportivement
Qu’elle se défend
Nous sommes les fils de la montagne,
Au cœur solide, au bras nerveux, au bras nerveux,
Et que l’on perde ou que l’on gagne
On peut se vanter bien haut
D’appartenir au FCO
F-C-O !